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La Slow Cosmétique

Dernière mise à jour : 4 mai



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La "slow" cosmétique vous connaissez ?


C’est un mouvement qui s’est transformé en un label donnant un cadre sur les formules mais aussi sur le marketing et les allégations des produits cosmétiques.

En suivant 4 piliers que sont l’écologie, la santé, l’intelligence et la raison, les cosmétiques sont notés sur la base d’un score de 1 à 3 étoiles. On peut ainsi distinguer ces « slow" cosmétiques avec l’apposition du logo d’une tortue bleue à la suite d’un audit du produit.


Ici, ce n’est pas de ce label dont nous allons parler mais plutôt de la vision et de l’interprétation de la "slow" cosmétique par COSMOYA : des cosmétiques qui valorisent au mieux la ressource végétale disponible. Penser de manière plus consciente.


La vision COSMOYA


Valoriser la ressource végétale

Tout d’abord, la valorisation passe par la considération de la plante dans son entièreté, de sorte à réunir l’ensemble des bienfaits naturellement complémentaires : la tige apporte plutôt des fibres, la pulpe du mucilage et des vitamines, les pépins de l’huile, le fruit du sucre… Ainsi, le côté écologique est pris en compte puisqu’il n’y a aucune perte de matière.


Comme disait Antoine Lavoisier sur la conservation de la matière « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».

D’une autre part, les parties d’une plante peuvent être utilisées séparément de sorte à tirer des bénéfices pour la galénique ou pour les actifs par exemple.


Parallèle avec l'alimentation

En comparant avec notre façon de nous nourrir, on remarque que les végétaux ont généralement des ratios idéaux dans les nutriments qu’ils contiennent. On parle aussi de matrice permettant de lier les nutriments entre eux. Par exemple, un ingrédient brut est généralement plus digeste qu’un aliment ultra transformé. En effet, l’aliment brut a une complexité nutritive qui le rend plus facilement bio assimilable que son homologue transformé. On peut penser à la glycémie des fruits car grâce aux fibres, celui-ci est digéré de manière plus lente et l’assimilation des sucres est également moins rapide, évitant alors les pics de glycémie tout en apportant un effet de satiété plus important.


Valorisation positive de l'ingrédient

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Feuille, tige et huile d'une même plante

Par conséquent l’idée est de valoriser positivement l’ingrédient en utilisant des procédés simples qui permettent de garder l’ingrédient brut au maximum. Par exemple, le broyage ou l’extraction pour l’obtention d’huile ou de cire permet d’utiliser l’ingrédient entier et de garder le plus possible de bénéfices. Ainsi on réduit les étapes, les intermédiaires, les pertes et les déchets sur celle-ci.

L’idée est donc de revenir à l’ingrédient brut plutôt qu’à la synthèse, quand c’est possible, pour des raisons à la fois écologiques et de qualité du cosmétique.


Illustration

Pour revenir sur les fruits dont on a parlé précédemment, on peut parler de l’orange pour laquelle la vitamine C de synthèse est 80% moins bien bio assimilable que dans le fruit brut.

De plus, la forme sous laquelle on consomme l’ingrédient peut être importante : vous verriez-vous manger 10 oranges d’un coup ? Je ne pense pas. Pour autant dans les jus d’oranges pressés on consomme souvent beaucoup plus de jus et de sucre que nous l’aurions fait avec l’ingrédient brut pour lequel on aurait seulement pu manger 1 à 2 oranges. Sans oublier que nous enlevons la peau, les pulpes et globalement la richesse en nutriments du fruit.

Nous en revenons donc au fait que l’ingrédient brut est naturellement d’assez bonne qualité pour le considérer dans son entièreté.


Nous avons abordé l’idée que les ratios sont idéaux dans l’ingrédient brut, mais on peut également regarder cette idéalité du point de vue géographique pour les ingrédients cosmétique. Les peaux noires sont connues pour avoir besoin de beaucoup de nutrition. Le karité est donc un ingrédient très intéressant pour elles, et celui-ci se cultive généralement dans des zones où l’humidité est forte : ce qui revient à considérer les origines ethniques pour s’adapter à nos besoins.


Le local

Cette idée de considérer les régions géographiques revient donc à penser « local ».

A la fois pour les fournisseurs de matières premières, je pense notamment à Maprecos localisé à la Technopôle de Montesquieu, comme COSMOYA. Mais à la fois humainement, l’équipe COSMOYA réside dans la région Girondine et les transports en communs ainsi que des pistes cyclables sont disponibles pour nous rejoindre.


Une balade que nous avons réalisés en novembre 2021 dans la forêt de la Technopôle nous a permis d’ouvrir les yeux sur la présence de nombreuses arbouses.


Ce fruit vient de l’Arbousier et possède de grande propriétés anti-oxydantes, surtout en automne.

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Arbouse utilisé en cosmétique

Cela nous amène alors à penser à la saisonnalité.

Nous sommes tous bien habitués à manger "de saison", ce concept nous est très familier.

Qu'en est t'il en cosmétique ? Est ce que les ressources végétales disponibles autour de nous et de saisons ne sont-elles pas aussi les meilleures pour apporter à notre peau ce dont elle a besoin, quand elle en a besoin ?


Et si on pensait les actifs végétaux clés de nos produits cosmétiques aussi sous cet angle ?




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